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Interview exclusive de M. l'Ambassadeur de France en Espagne par nos journalistes en herbe

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Amb1Ce travail est le résultat de la menée d'ateliers d'écriture journalistique dirigés par Vincent Garnier, rédacteur en chef du Petitjournal.com et Bernard Paret, directeur du cycle 3, dans les deux classes de CM2C et CM2I. Les questions sont celles que les enfants des 2 classes ont proposées et que les 10 représentants des classes ont posées à M. l'Ambassadeur de France en Espagne.

Remerciements à Marie Chantal Martin, enseignante en CM2C et à Thierry Molénat, enseignant en CM2I et un grand bravo aux élèves !

Le LFM adresse ses remerciements à M. l'Ambassadeur de France en Espagne qui a accepté avec beaucoup de gentillesse de rencontrer nos élèves.

Madrid, le 10 juin 2015

Les journalistes en herbe sont reçus dans le prestigieux salon Richelieu où Jérôme Bonnafont, Ambassadeur de France en Espagne depuis novembre 2012, les accueille en débutant l'entretien par une petite leçon d'histoire sur les Habsbourgs et les Bourbons.

- Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le métier d'Ambassadeur ?
Etre Ambassadeur, c'est représenter la France dans les pays étrangers, c'est parler au nom de la France, dans le pays où l'on vit.

- Est-ce que c'est difficile ?
Cela dépend des pays et des circonstances. A Madrid, c'est très agréable et très intéressant.

- Est-ce que vous aimez votre travail ?
J'aime énormément mon travail et je suis très fier d'être Ambassadeur de France, notamment parce que la France est un grand pays, très respecté dans le monde et que c'est un honneur de la représenter. J'ai eu la chance, avant d'être en poste à Madrid, d'exercer la même fonction en Inde, de 2007 à 2011.

- Vous connaissez d'autres ambassadeurs ?
Oui, j'en connais beaucoup. D'abord parce que quand on rentre au Ministère, on est amené à travailler avec des ambassadeurs. Au début, ce sont nos patrons, puis ils deviennent des collègues. Ensuite, on connaît aussi les ambassadeurs étrangers. Ici, en Espagne, je suis par exemple amené à rencontrer régulièrement les autres ambassadeurs africains, européens, d'Asie ou d'Amérique latine, présents dans le pays.

- Est-ce que vous avez toujours voulu être Ambassadeur ?
Ah... si j'avais eu du talent, j'aurais adoré être musicien j'aurais fait carrière ! Mais sinon, oui, c'est Ambassadeur que j'ai toujours voulu être.

- Quelles études avez-vous faites pour devenir Ambassadeur ?
Après le lycée, j'ai fait Sciences-Po Paris, puis l'Ecole Nationale d'Administration, l'ENA.

- Vous aimiez aller à l'école ?Amb2
Cela dépendait des jours et des professeurs. Je n'avais pas toujours envie de travailler, car quand on est enfant, on préfère souvent faire autre chose. Et puis, il y avait des matières qui ne m'intéressaient pas, ou que je ne comprenais pas. Mais j'ai eu la chance d'avoir aussi des bons professeurs, qui m'ont fait aimer l'Histoire et le français par exemple.

- Quelles différences y a-t-il entre les écoles où vous avez étudié et le LFM ?
Pour commencer, l'enseignement était très différent de celui qui est pratiqué aujourd'hui. Il était beaucoup plus fondé sur l'apprentissage par cœur et sur la rédaction, et beaucoup moins sur la participation orale. Une séance comme celle-ci n'aurait par exemple certainement pas existé à l'époque... En revanche, je pense que nous écrivions mieux que vous, avec une meilleure orthographe et une meilleure syntaxe. Une autre grosse différence que j'observe, c'est l'environnement international et l'exposition à l'Europe et au monde qui existe au LFM et que je n'ai pas connus dans mes établissements scolaires. Nous n'avions pas non plus tous ces espaces verts, comme il y a autour du Lycée.

- Quelle est votre opinion sur le LFM ?
J'en ai une excellente opinion. Je trouve que c'est un très bon lycée et j'espère que les enfants sont contents d'y aller le matin.

- Oui, mais pourquoi n'a-t-on pas de terrain de foot dans la cour ?
Ce n'est pas à moi qu'il faut demander cela : l'Ambassadeur ne dirige pas le Lycée. L'établissement est dirigé par le proviseur, qui relève d'une agence à Paris et s'appuie sur les parents d'élèves. C'est à eux que revient ce type de décision.

- Pouvez-vous nous décrire une journée type d'Ambassadeur ?
Eh bien, je commence par amener mon enfant à l'école, puis une fois à l'Ambassade, nous tenons une réunion de presse, pour savoir ce qui se passe dans le pays. Je reçois ensuite régulièrement des visiteurs qui ont des demandes à faire, ou des dossiers à défendre. Parfois, c'est moi qui vais rendre des visites, souvent pour mieux comprendre certains dossiers. Je participe aussi à un grand nombre de cérémonies officielles, ce qui constitue une grosse partie du travail d'Ambassadeur, qui a un devoir de représentation. Tout ça, c'est lorsque je suis à Madrid, mais je voyage aussi beaucoup dans les autonomies, pour faire connaître la France et défendre certaines affaires. Enfin, lorsque des délégations françaises viennent en déplacement en Espagne, je les reçois et les accompagne.

- Actuellement, sur quels projets travaillez-vous ?
Mon actualité a été grandement marquée par la visite du Roi en France, début juin. En parallèle, nous travaillons en continu sur des dossiers liés aux interconnexions entre la France et l'Espagne, au niveau des transports, avec les lignes ferroviaires et les autoroutes de la mer, mais aussi des énergies, avec les lignes électriques et les gazoducs. La lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes constitue aussi une de nos priorités. Et nous sommes très attentifs à défendre nos intérêts économiques, c'est-à-dire à promouvoir les entreprises et les produits français en Espagne.

- Est-ce que vous étiez présent quand le Roi Felipe VI est venu en France ?
Oui, l'Ambassadeur accompagne toujours le chef d'Etat ou le Premier Ministre du pays dans lequel il est en poste, lorsque ces derniers se déplacent en France.

- Vous connaissez bien le Roi ?
Je le rencontre souvent, ainsi que la famille royale, dans des cérémonies ou des entretiens officiels, mais bien sûr pas de manière privée. Ce que je peux vous dire, c'est que le Roi, comme son père et sa mère, sont tous d'une très grande politesse et d'une très grande simplicité. Ils aiment la France et en parlent avec plaisir et intelligence.

- Et François Hollande ?
Oui, notamment parce que c'est lui qui m'a nommé et que par ailleurs je le vois souvent pour faire mon métier d'Ambassadeur de France en Espagne.

- Qu'est ce que vous pensez de l'accident d'avion de Germanwings ?
Vous savez, dans la vie on doit parfois affronter des accidents, des tragédies inexplicables et vous serez certainement confrontés, à l'avenir, à d'autres drames de ce genre. Il est important, au-delà de l'injustice que nous ressentons tous, de voir aussi comment les gens sur place, les mairies, les habitants, se sont tous mobilisés. Pour l'Espagne, cela a été tellement important que le Roi a tenu à décorer lui-même une dizaine de personnes parmi les sauveteurs. Cela a constitué un geste de reconnaissance qui a été très remarqué pendant sa visite en France.

Amb3- Et que s'est-il passé à l'Ambassade lors des attentats de Charlie Hebdo ?
Beaucoup de choses. D'abord avec le service de presse, nous avons été en contact avec toute la communauté des journalistes d'Espagne, qui étaient très émus et qui ont souhaité manifester leur soutien. Une grande manifestation a été organisée devant l'Ambassade le soir des attentats, et nous sommes allés voir les personnes qui y prenaient part, nous avons parlé avec elles et les avons remerciées. Ensuite à l'Institut français, nous avons organisé 8 jours après, un grand événement en hommage aux victimes, pendant lequel des dessinateurs espagnols sont venus faire des illustrations pour défendre la liberté de la presse. Nous avons par ailleurs été amenés à faire beaucoup d'interventions dans les médias pour expliquer ce qui s'était passé et comment nous avions réagi. Les Espagnols ont souhaité participer à la manifestation de Paris, le 11 janvier et nous les avons aidés. Ils ont été formidables dans leur soutien.

- Est-ce que la France et l'Espagne ont de bonnes relations ?
Oui, elles sont excellentes. Nous sommes dans une phase exceptionnellement bonne de la relation bilatérale.

- Et vous, aimez-vous les conditions de vie en Espagne ?
Oui, ce n'est pas difficile : l'Espagne est un des pays les plus agréables au monde.

- Quel endroit préférez-vous à Madrid ?
L'endroit où je préfère aller, c'est le Prado. L'Espagne fait partie des pays où il y a le plus de musées, et parmi les plus beaux. Le Prado est insurpassable quant à des artistes comme Goya, Velázquez, ou le Greco. J'apprécie aussi le musée Reina Sofia, avec la naissance de la peinture moderne, des peintres comme Miró, Picasso, Dalí et des œuvres qu'aucun autre pays au monde ne peut avoir.

- Quel pays préférez-vous, la France ou l'Espagne ?
Pour moi la question ne se pose pas. Je suis Français et je défends la France. Cela ne change pas le fait que j'adore l'Espagne, l'Inde, New York et une multitude d'endroits au monde, cela n'empêche pas que j'apprécie la variété. Cependant, on peut aimer plusieurs pays à la fois, mais on n'a qu'une patrie, et pour moi, c'est la France.

- Y a-t-il beaucoup de Français en Espagne ?
Oui, ils sont très nombreux. En général ils viennent comme étudiants, puis ils sont tellement contents qu'ils restent.

- Et vous trouvez que c'est bien ?
Oui, je trouve que c'est bien, car cela sert au rayonnement de la France à l'étranger. Les Français installés hors de nos frontières participent au fait que la France compte davantage dans le monde.

Propos recueillis par Ana, Cécile, Clémence, Eleonora, Eugenia, Marina, Selma, Emile, Guilhem et Tristan.

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