MARDI 16 MARS à 18 H au CDI2
"Les silences du Palais"
de Moufida Tlatli
A l'occasion des obsèques du Bey, Alia, jeune tunisienne de 25 ans, revisite le palais de son enfance, où sa mère était servante
Née à Sidi Bou-Saïd, Moufida Tlatli est diplômée de l'HIDEC (école de cinéma qui s’appelle maintenant la FEMIS) à Paris en 1968.
Née à Sidi Bou-Saïd, Moufida Tlatli est diplômée de l'HIDEC (école de cinéma qui s’appelle maintenant la FEMIS) à Paris en 1968.
Tout d'abord
scripte et directrice de production à l'ORTF (Paris) de 1968 à 1972,
c'est comme monteuse qu'elle travaille depuis 1972 sur de nombreux
films parmi lesquels : Omar Gatlato, de Merzek Alouache ; Nahla, de
Farouk Beloufa ; La mémoire fertile de Michel Khleifi ; L'ombre de la
terre, de Taieb Louhichi ; Traversée, de Mahmoud Ben Mahmoud ; Les
baliseurs du désert, de Nacer Khemir ; Halfaouine-l'enfant des
terrasses, de Férid Boughedir.
Avec Les silences du palais, elle passe
pour la première fois à la réalisation.
Elle réalisera ensuite la Saison
des hommes.
Pour son 1er film,la réalisatrice prend le parti de faire sentir au spectateur, plus que de lui montrer, la condition des femmes en Tunisie dans les années soixante. Les silences du titre sont parties prenantes de la mise en scène (plans fixes) et y jouent un rôle essentiel : l'alternance silences-voix est la vraie respiration de ce film.
On peut trouver trop classique l'utilisation des flash-backs, mais c'est une façon pour la réalisatrice de nous confronter à une question : malgré l'indépendance, les lois, la condition féminine a-t-elle vraiment changée en Tunisie ?
Un film d'une femme méditerranéenne sur les femmes de la Méditerranée, entre tradition et modernité : dans le cadre du projet du même nom, une voix qu'il faut entendre et savoir écouter.
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